Ayutthaya l’ancienne a un léger goût amer. Majestueuse, de sa gloire passée, elle est constellée de temples anciens, eux même quadrillés de routes de 4 a 6 voies. Une ville de voitures et scooters… Ne se situant qu’à une heure environ de Bangkok, des bus entier de touristes viennent se déverser dans ses temples et musées, envahissant par flots réguliers et chronométrés, ces lieux qui ont fait le passé, sans prêter la moindre attention à l’Ayutthaya d’aujourd’hui… C’est une ville aux trop grandes artères, brûlées par le soleil pour être jolie. On s’y arrête peu. Une douce agressivité couve dans sa population, rendant les rapports difficiles.


Les premiers pas que nous avons fait sur ces trottoirs impossibles, ont réveillé de vieilles blessures à la cheville, rendant cette ville encore moins accessible qu’elle ne l’était déjà ! Nous avons donc choisi de quitter ces rues inhospitalières pour rechercher sa beauté par le fleuve. Et quelle beauté… Une magnifique balade de deux heures et demi sur un de ces bateau à longue queue nous a redonné courage. Des arrêts dans différents temples qui longent la rivière, un coucher de soleil magnifique baignant d’or les petites bicoques sur pilotis s’égrainant le long de la rive, à moitié avachies les une sur les autres… Nous avons fini notre périple en nous enfonçant silencieusement dans la nuit noire, telle la traversée du Styx… Accompagnés de fantômes.







Ayutthaya ne semble pas à taille humaine. Ses routes, trop grandes, et sa circulation trop intense, enlèvent cette notion de proximité et de voisinage qui font la magie des villes thaïlandaises. Peut être avons nous eu raison d’elle… Il n’est jamais bon de délaisser une dame.






Nous avons donc pris le temps. Le temps de nous mêler à elle dans son délicieux marché de nuit au bord de l’eau, de découvrir pour notre plus grand bonheur ses temples et ses cantines le long de ses routes poussiéreuses. Nous avons apprécié la liberté que procure un scooter pour sillonner ces rues trop grandes et nous rafraîchir; vécu notre première mousson, d’à peine une dizaine de minutes mais d’une intensité tellement impressionnante… Et quand nous en avons eu assez, nous nous sommes réfugiés dans le calme de notre guesthouse pour lire, écrire, et nous retrouver.





hello c est bien Julien tu as mis ton gilet de sauvetage …on n est jamais trop prudent !!! bisous